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familles-d-ames.overblog.com

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Rencontres avec les Familles d'Âmes

Publié par Catherine Marquette
Parcours de mes "transe-formations"

Voici en un court résumé le parcours de mes propres « transe-formations », depuis mon changement de perception sensorielle, en passant par l'art-thérapie jusqu'à la « transe en danse ». C'est un cheminement vers la connaissance des profondeurs de mon être et de mon essence, un chemin qui ne s'est pas fait en ligne droite, ni sans embûches, dans une danse entre mon corps incarné et la légèreté de mon âme.

Après l'intégration de ma première « transmutation » (voir le récit dans http://familles-d-ames.overblog.com/ma-rencontre-avec-les-familles-d%27%C3%82), je décidai de sortir de ma retraite et de mon isolement pour entreprendre une formation en Art-Thérapie, en septembre 2004. Il m'était à nouveau possible de retourner dans la ville trépidante de Paris, mon « électro-sensibilité » s'étant régulée, je pouvais faire des incursions dans la capitale sans trembler fébrilement. Tout d'abord, j’ai suivi un cursus d’une année en "Art du Mouvement" (à l’INECAT à Paris), complété par une année en Musicothérapie Active (méthode Carl-Orff) afin d'approfondir le lien entre la parole, le mouvement et le rythme musical. En parallèle, j’ai expérimenté avec bonheur un grand nombre de danses : danses traditionnelles du monde, Eurythmie, Expression Primitive, danses africaines, etc.

Passionnée par cet univers des énergies subtiles, je me suis partie à sa découverte, telle une exploratrice pleine de curiosité qui part à l'aventure sur une terre nouvelle et mystérieuse. Stages et formations se sont enchaînés : harmonisation énergétique, géobiologie, canalisations, médiumnité, Reiki..., et j'en passe. A partir de 2007, j’ai exploré avec joie la «voie du son», avec une pratique de 3 années de Kototama (« sons de l'âme, en japonais »), et par l'écoute de sons alchimiques et harmoniques. La vibration sonore est ce qui nous relie aux autres plans, avec certains sons nous pouvons communiquer avec les différents mondes : l'univers angélique, le petit peuple de la nature, etc.

L’émission de chants spontanés a été également une nouvelle surprise : en plus de sons modulés, une voix qui ressemble à celle d'un vieux chamane amérindien sortait de ma bouche. Je me suis aperçue que je pouvais capter les « sons du ciel » ou la « lumière sonore cosmique » et les retransmettre vocalement tel un poste de radio. Comme je dansais et chantais dans notre salon y compris le week-end, toute la famille avait le loisir de me voir et de m'entendre. Mes enfants s'y sont habitués, par contre pour leur père c'était carrément inconfortable.

Parcours de mes "transe-formations"

L'épreuve initiatique familiale

Les lignes suivantes sont un témoignage des difficultés qui se présentent au sein d'un couple, quand un des deux partenaires s'engage dans une voie spirituelle ou de développement personnel, alors que l'autre ne se sent pas appelé. Au niveau de notre couple, l'ajustement se faisait difficilement, de mon côté, j'avançais très vite dans ma nouvelle voie, et de son côté mon ex-mari essayait de suivre à son rythme, sans être véritablement concerné. Il répondait à mes invitations pour participer à des stages, mais plus pour garder le lien entre nous que pour lui-même. Quand je lui parlais d'énergie subtiles de guérison, avec son esprit rationnel il demandait des preuves scientifiques (il travaillait dans un gros laboratoire pharmaceutique). Si bien que, malgré nos efforts, nous n'étions plus sur la même longueur d'onde. Une séparation avait été même envisagée, mais je n'avais pu m'y résoudre, il y avait encore beaucoup d'entre d'amour entre nous et la cohésion de la famille était très importante pour moi. Avec l'aide d'une thérapie de couple et un nouveau projet en commun nous pensions pouvoir passer ce cap.

Mon ex-mari ayant décidé de se donner un nouvel élan professionnel, nous avons choisi ensemble d'acheter un hôtel et aller vivre dans le sud de la France. Cet hôtel devait avoir une double vocation à la fois touristique et d'hébergement pour des séminaires, y compris pour mes propres stages. Après avoir cherché pendant 9 mois le lieu idéal, finalement nous avons trouvé en Ardèche un magnifique endroit qui me paraissait un petit paradis sur terre. Nous avons vendu notre maison, et dans la foulée j'ai fermé mon atelier à Versailles, sans avoir pu terminer notre Jeu de Cartes avec Hervé.

Ce Domaine comprenait une grande bâtisse en pierre, le long d'une rivière aux eaux claires et vives, avec des bois, dans une nature protégée. Il y avait aussi un jardin potager biologique, et je comptais m'y mettre avec les enfants pour réaliser mon envie de vivre en harmonie avec la nature. En revanche, il y avait d'énormes travaux à entreprendre : toiture à refaire entièrement et 14 chambres à créer, mais le cadre était tellement enchanteur, que j'en ai sous-estimé l'ampleur et le poids. Ce bâtiment était une ancienne filature de soie, où de toutes jeunes femmes avaient travaillé durement, et naïvement j'imaginais que dans cet ancien lieu de labeur j'allais pouvoir apporter de la joie et de la beauté. En fait de paradis, cela s'est révélé un enfer ! Après des mois de travaux, une première saison estivale stressante et épuisante, des discussions usantes sur la vocation finale de l'hôtel, des relations de plus en plus dures, et sans pouvoir me ressourcer avec ma pratique artistique, notre couple et le projet commun a craqué.

En fin de compte, j'ai du partir de cet endroit magnifique, avec beaucoup d'amertume, au moment toutes les chambres étaient terminées, et sans avoir pu profiter de la magnifique salle de danse en parquet de chêne que j'avais fait créer selon mes rêves. L'inauguration de l'hôtel avec l'exposition de mes peintures dans la grande salle n'a jamais eu lieu. Pour la réalisation de ce projet, j'avais dépensé toute mon énergie, en mettant de côté mes activités personnelles, et en fin de compte je me retrouvais vidée et le cœur brisé, n'ayant pu récolter les fruits de mon travail, ni même aucune satisfaction. Quelle leçon de vie !

Parcours de mes "transe-formations"

Pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvée seule du jour au lendemain, dans une maison isolée dans un petit village, sans enfants, sans travail, sans repère, avec un sentiment de colère pour m'être perdue moi-même , et avec la sensation d'avoir été trahie et mise à l'écart. Tout ce qui avait tenu la structure de ma personnalité avait volé en éclat. Je me sentais détruite, anéantie. Il me fallait faire le deuil douloureux de ma vie de famille, de 25 ans de mariage et de mon rêve dans ce lieu. C'était d'autant plus difficile, qu'à quelques kilomètres, mon ex-conjoint continuait sur sa lancée, plein d'enthousiasme, affichant un bonheur radieux avec sa nouvelle compagne et son hôtel trois étoiles tout neuf. Accomplir ce travail de deuil a pris du temps, des mois, des jours à regarder le soleil se lever et se coucher le soir. Ma créativité artistique avait disparue, je n'avais plus aucune envie de peindre, ni de dessiner. Les seuls instants de joie étaient les rassemblements d'une petite tribu d'amis ( grand merci à tous mes amis de la tribu de la Joie ) autour de rythmes et de chants improvisés. Chanter avec mon bol de cristal et jouer sur mon tambour me donnait encore du plaisir. Malgré tout, et malgré le soutien à distance de ma famille, un fond de désespoir grandissait insidieusement.

Ce qui me désespérait le plus c'était le sentiment d'avoir failli à ma mission de vie, je m'étais persuadée que j'avais tout raté ! « Au lieu de perdre mon temps dans cet hôtel de malheur, j'aurais mieux fait de partir au plus vite pour me consacrer à mon travail d'âme, à finir le jeu de cartes des Familles d'âmes, à créer une galerie d'art ... » voilà comment je me fustigeais. Peu à peu, cette croyance d'échec a commencé à m'envahir jusqu'à me faire glisser au bord d'une dépression, à tel point que mon âme était de moins en moins dans mon corps. Privée de l'énergie de mon âme, mon corps se traînait, mes pensées bourdonnaient et tournaient en boucle, sans cesse dans ma tête, je me sentais de plus en plus mal. Mon âme m'a posé, alors, cet ultimatum : « je pars ou je reste, je ne suis pas encore fixée, qu'est-ce que tu choisis ? ».

Parcours de mes "transe-formations"

La transe en danse

Pour me sauver, je me suis sauvée, très loin, à l'autre bout de la terre...

Pendant mes longues journées de solitude, j'écoutais de la musique très rythmée et je me mettais à danser en me lâchant totalement. Mon être réclamait ce lâcher-prise et retrouvait alors de la vigueur. Mon âme redescendait dans mon corps physique, et mes pensées noires récurrentes s'arrêtaient me laissant quelque répit. Intuitivement, je sentais que c'était une voie de guérison. Je me suis mise alors en quête d'une formation en danse de transe, en France tout d'abord, mais sans succès, cette pratique étant peu développée dans l'hexagone. En surfant sur le net, mes recherches m'ont menée au site de l'institut international de TranceDance, basé aux Etats-Unis, qui donne des formations depuis une trentaine d'années. Après avoir répondu à un questionnaire serré et expliqué mes motivations à enseigner une pratique que je n'avais pas moi-même expérimentée, j'ai été admise à la formation qui se déroulait à Hawaï.

En avril 2012, je suis partie au pays de la déesse des Volcans, Madame Pélé. Mon premier rituel de Trance Dance a été une expérience d'une sensualité extra-ordinaire. Nous dansions les yeux bandés, sous une grande bâche traversée par l'air doux et frais du soir, entourés par la forêt tropicale. Je nageais, tel un dauphin, en suivant les courants qui glissaient sur ma peau, comme une caresse exquise, puis je sentais l'air qui soulevait mes ailes d'oiseau, et je volais en me laissant porter par ce mouvement qui me faisait voyager sur tout l'espace du plancher. Quelle sensation indicible de liberté et de jouissance de tous les pores de mon épiderme ! En plus du rituel de TranceDance, notre formateur ,Wilbert Alix, nous a fait expérimenté d'autres rituels, celui du « soul hunting » (ou recouvrement des parties « perdues » de notre âme), et celui de la danse d'incorporation de la lignée des ancêtres.

Il m'a bien fallu toute la beauté enchanteresse de cette île, la force tellurique de cette terre volcanique couplée à ma formation pour me donner l'énergie de me remettre en mouvement. Je suis revenue, en France, ré-énergétisée, avec l'habilitation à animer des rituels de TranceDance, et mon enthousiasme revenu ! A mon retour en Ardèche, j'ai fêté mon anniversaire avec ma petite Tribu de la Joie, prête à repartir pour un nouveau cycle.

Sur ma lancée, j'ai mis en place des rituels de TranceDance, sous forme de soirées. Les premiers retours ont été riches, avec des vécus très exaltants, et par moment des remontées de peurs anciennes. C'est alors que nos chemins se sont croisés avec Pierre Goett, qui à l'issue d'un de ces rituels m'a proposé d'apporter ses compétences de therapeuthe en Gelstat. De là est née notre alliance ainsi que la création de la Transe-Thérapie (voir le blog http://transe-therapie.overblog.com).