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familles-d-ames.overblog.com

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Rencontres avec les Familles d'Âmes

Publié par Catherine Marquette
Ma rencontre avec les Familles d'Âmes

C'est en l'an 2003, l’année de mes 40 ans, que ma vie a basculé en l’espace de quelques jours...

« 40 ans est un âge terrible. Car il ne nous trompe plus. 40 ans est un âge implacable. Il ne se laisse plus tromper. Il ne nous en conte plus. Et il ne veut, il ne souffre plus que l’on lui en conte. Il ne cache rien. On ne lui cache rien. Il ne nous cache plus rien. Tout se dévoile; tout se révèle. Tout se trahit. 40 ans est un âge impardonnable, ce qui veut dire (…) qu’il ne pardonne rien. Car c’est l’âge où nous devenons ce que nous sommes ». Charles Péguy.

Honnêtement, je ne me doutais pas, après avoir lu ce texte de Charles Péguy, le jour de mon anniversaire au mois de mai, que cela allait être aussi « terrible » ! Après avoir tenu pendant 17 ans le rôle d'une femme "active", diplômée d'une École de Commerce, gérant de front vie de famille nombreuse et vie professionnelle, j'avais déjà franchi un premier cap en quittant le monde (impitoyable) des Télécoms, en 2001. L'envie m'avait pris de reprendre des études, c'est ainsi qu'à la suite de deux années de D.E.A (Diplôme d’Études Approfondies)- en Sciences des Organisations et en Sociologie de la Santé -je croyais avoir trouvé ma nouvelle voie dans les Sciences Sociales et me destiner au merveilleux métier d‘Enseignante-Chercheuse. En ce début novembre 2003, alors que je commençais à rédiger mon projet de thèse en Doctorat de Sociologie , soudainement, le ciel « m'est tombé sur la tête » !

Récit d'une transe-mutation

Les premières manifestations ont commencé par un bouillonnement intérieur, comme une cocotte minute sous pression. Mes nerfs étaient à fleur de peau et marcher longuement dans la forêt était la seule façon de me calmer. Malgré ces promenades, je n'arrivais pas à m 'apaiser. Un beau matin d'automne mes pas m'ont menée chez mon enseignante de Qi Gong, qui « par hasard » était chez elle ce jour là. Quand cette femme pleine de d'amour m'a vue dans cet état de mal-être, alors qu'elle me connaissait plutôt calme de nature, elle m'a fait faire des postures de ré-harmonisation au sol. A la fin, pour me relever, elle m'a prise contre son ventre, j'ai senti alors comme une décharge électrique me traverser. Cela s'est passé naturellement, en dehors de sa volonté et de la mienne. Je n'ai pas réalisé sur le coup qu'elle venait de me transmettre une décharge de « Shakti ». A la fois enseignante en Qi Gong et géobiologue, elle m'a expliqué qu'elle avait des montées de « Shakti» (ou de « kundalini »), en ce moment très spécial de l'année :une pleine lune puissante approchait avec une éclipse lunaire, ainsi qu'un alignement de 7 planète qui allait ouvrir une « porte vibratoire » autour du 11 novembre.

A l'époque, je n'étais pas très familière avec tout ce langage « énergétique », pourtant je sentais qu'il se passait un phénomène important avec lequel mon corps était en résonance. Je tiens à préciser que je n’étais pas impliquée dans une recherche spirituelle ou méditative. Sur le plan physique, j’étais en bonne forme, ma 2ème année de pratique du Qi Gong (art énergétique chinois) venait de débuter. Ma vie familiale se passait bien. Quant à ma vie spirituelle, bien que chrétienne et profondément croyante, je n’avais plus vraiment de pratique religieuse.

La nuit de cette fameuse éclipse, je n'ai pas fermé l’œil. Pendant plusieurs jours, je sentais l'influence de la lune sur mes eaux intérieures : sensation de flux de marées montantes et descendantes dans tout mon corps, suivi par l'impression d’évoluer dans de l’air liquide mouvant. Mon enveloppe corporelle et ce tout ce qui l’entourait étaient parcourus par des ondes, comme si j’étais plongée dans un bain vibratoire mouvant, où je pouvais percevoir tous les courants. Lorsque je marchais, je sentais que je déplaçais un cylindre de plusieurs mètres de diamètres, sans parler du poids sur ma tête.

En une dizaine de jours, ma perception kinesthésique du monde ordinaire a totalement changé. J'avais une énergie phénoménale, je ne dormais quasiment pas, tous mes sens étaient en éveil comme ceux d'une panthère ou d'une tigresse. Mon corps bougeait, marchait tout seul- même à l'envers- je ne le maîtrisais plus. A mon propre étonnement, j'ai commencé à danser telle une danseuse indienne des danses très élaborées, de façon innée. C’était incompréhensible et incroyable. Autre stupéfaction, je crayonnais de façon compulsive, comme en écriture automatique, des formes qui ressemblaient à des ondes vibratoires. Mais que m’arrivait-il !?

Qui faisait fonctionner mes membres et ma main, qui regardait à travers mes yeux, qui parlait à travers ma bouche, qui souriait et qui pleurait ? Qui était « moi » et qui était l'Autre ? Tout ceci était fort étrange, et même inquiétant. Au point que je me suis demandée si mon corps n’était pas "possédé", tant j'avais l'impression de ne plus pouvoir le contrôler. Pour en avoir le cœur net, j'ai fait une demande par courrier à un prêtre spécialisé en exorcisme, qui m'a répondu par la négative, ce qui était plutôt rassurant. Ainsi, il m'était plus facile de lâcher-prise totalement, avec la certitude intérieure que si j'opposais une résistance, je ne n'y survivrais pas. Une part de moi était apeurée alors que l'autre était confiante, comme si elle savait que tout ce processus de transformation était nécessaire. Vint une autre source d'inquiétude, mon corps maigrissait de plus en plus, au point de perdre 10 kg en l'espace de 3 mois, sans que cela ne semble s'arrêter. Mes os commençaient à se voir sous ma peau, quand une intolérance au gluten et au lactose a été identifiée.

Cet épisode n' a pas été facile à vivre sur le plan familial, mes 5 enfants étaient bien jeunes et demandaient de l'attention, or j'arrivais à peine à assurer le quotidien, de fréquentes hypoglycémies m'empêchant de tenir debout. Mon ex-mari (nous sommes séparés depuis 2011) n'était pas prêt à accueillir un tel changement chez sa femme. Très impliqué par sa vie professionnelle, à cette époque, il ne comprenait pas que je « n'assure » plus comme avant. Très cartésien et peu ouvert au monde invisible, il m'était difficile de me confier à lui pour traverser ce passage. Au contraire, je m'enfermais dans ma salle de bains pour qu'il ne me voit pas faire mes gestes et sons « bizarres ». Honnêtement, je craignais qu'il m'envoie aux urgences psychiatriques. Il est vrai que je me faisais aussi peur à moi-même, mais plus question de prendre des calmants pour dormir, ni d'aller voir un médecin !

Ma première expérience de la médecine psychiatrique à l'âge de 25 ans, après avoir été diagnostiquée en dépression post-partum, avait été on ne peut plus dissuasive. La mise au monde de mon premier-né avait ouvert un océan d'amour à l'intérieur de mon être. Quelques mois après sa naissance, après avoir senti, la veille, un soleil chaud dans l'espace de mon cœur, une montée fulgurante d'énergie m'a réveillée en pleine nuit, partant du bas de ma colonne vertébrale jusqu'au sommet de mon crâne, qui m'a ensuite dissoute dans la nuit noire et silencieuse d'un cosmos étoilé. Quand j'ai repris connaissance, une nouvelle vague encore plus puissante m'a reprise, j'étais terrorisée, je croyais disparaître à nouveau et ne plus revenir ; dans un sursaut de volonté, j'ai pu arrêter cette montée. Ensuite un état de panique m'a envahi, mon cœur battait à tout vitesse, il allait se rompre et j'allais mourir ! Comme il était impossible de me calmer, inquiet, le père de mon enfant a fini par m'amener au service des urgences psychiatriques. Quand j'ai parlé au médecin de « communion avec le Divin », il en a conclu que c'était une réaction délirante consécutive à mon accouchement. Pendant plusieurs mois, j'ai été traitée et suivie en psychiatrie, avec trois types de médicaments différents, qui m'ont réduite à l'état de zombie. Au début de ma deuxième grossesse, j'étais tellement angoissée que j'ai du prendre à nouveau des neuroleptiques. C'est en lisant pour la première fois un livre qui parlait de « chakras » (« roues » en sanskrit), que la compréhension de ce qui était arrivé m'est apparue. Alors que des yogis pratiquaient toute leur vie pour atteindre ce résultat, sans rien chercher, j'avais expérimenté une montée de 'kundalini » de façon spontanée.

Malheureusement, les médecins occidentaux ne sont pas instruits de ce type de phénomène, et sur la façon de gérer les troubles physiques et mentaux qui peuvent être engendrés par l'éveil de cette énergie si puissante et prodigieuse. Ma compassion va vers toutes les personnes qui sont mise en camisole chimique, pour avoir vécu des extases dites « mystiques » ou des expériences énergétiques fortes, sans personne pour les éclairer. Ainsi, même si je dormais très peu, même si je pleurais sans raison des larmes d'une tristesse sans fond, même si ma raison tenait en équilibre sur le fil d'un rasoir, il était hors de question de recourir à des remèdes chimiques. N.B : cette positon n'engage que moi.

Pendant que mes enfants étaient à l'école, je passais mes journées, soit allongée, soit à danser et à tisser des fils invisibles pendant des heures, dans mon salon, en me demandant ce que je « fabriquais » ! Heureusement, j'ai été guidée vers des personnes qui ont su me rassurer - je les en remercie de tout cœur. Ils me firent comprendre que je n'étais pas en train de devenir folle ou cinglée, mais que je venais simplement de découvrir un nouvel univers énergétique, jusque là inconnu à mes sens. Et par dessus tout, je venais de retrouver mon âme et de rencontrer une famille dont j‘ignorais l’existence, à savoir la grande famille de mon âme.

La découverte des Familles d'âmes.

Une rencontre a été décisive sur ce chemin de compréhension. Suite à un coup de fil, à la simple lecture du titre d'une petite annonce, « Danse de la Déesse », j'ai été conduite à la « bonne » personne. Après m'avoir fait un soin harmonisant, ce thérapeute (Merci Paul-André !) m'a conseillé la lecture d'un livre, qui me ferait tout comprendre, son titre : «Les familles d'âmes» de Marie Lise Labonté (Édition le Dauphin Blanc). En effet, il était très bien placé pour connaître cet ouvrage, car en tant qu'enracineur de transe de Marie Lise Labonté il avait assisté à toutes ses canalisations. Quelle magnifique synchronicité, n'est-ce pas ?

Aussitôt, j'ai couru à La FNAC me procurer ce livre, puis je l'ai lu et relu plusieurs fois pour en saisir le sens et l'essence. C'était à la fois surréaliste- c'était la première fois que je lisais un livre écrit en transe sous la dictée d'Anges- et pourtant tout était juste et évident, j'étais et je faisais « ça » ! Ainsi, j’ai découvert que nous appartenons tous à une famille d'âmes. Chacune de ces familles a une densité vibratoire, des formes, des couleurs qui lui sont propres, de plus elles nous apportent des qualités ou des dons spécifiques.

En lisant cet ouvrage, il me vint comme une évidence que mes dessins colorés représentaient les formes vibratoires de ces familles d'âmes. En même temps, j'ai compris pourquoi mon corps faisait ces mouvements si particuliers et ces danses sacrées. Ainsi, mon âme de « Pilier de Lumière » agit (oui, l’âme agit !) à travers l'instrument de mon corps et relie les plans célestes et terrestres en tissant une toile de fils vibratoires .Comme le disait le poète : "J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile et je danse." («Phrases», Arthur Rimbaud).

Ainsi, j'ai continué à danser pratiquement tous les jours dans mon salon ( pendant presque 7 ans), en « Qi spontané », ou mouvement spontané. Cette énergie me portait, même si j'étais souvent épuisée physiquement, du fait de l'intolérance au gluten, mon organisme n’assimilant plus les nutriments. Ce n'est qu'après un changement d’alimentation, que mon corps a retrouvé du poids et des forces au bout d'une année. Ce repos « forcé » m'a permis de réfléchir sur mon choix de vie. Tout d'abord, j'ai laissé tomber le doctorat, 5 ans d'études cérébrales, c'était fini! Une petite voix à l'intérieur me glissait : « Thèse ? Foutaise ! ». De plus, il m'était difficile de me concentrer et de lire un livre « conceptuel » en entier. Le fait d’avoir retrouvé ma vitalité par la pratique de ces mouvements spontanés, ainsi que mon goût retrouvé pour la danse (j'ai toujours aimé danser) me firent prendre conscience de l'importance primordiale d'être bien dans mon corps. Ce besoin profond de danser est une force vitale impulsée par une autre de mes familles d‘âmes- pour vous mettre sur la piste (de danse), sa forme ressemble à une robe de bal. Elle porte le joli nom d' « Alchimiste-Fées ». En effet, il est important de souligner que nous pouvons recevoir et manifester les énergies de plusieurs familles d'âmes.

Pendant toute cette phase de transmutation profonde, j'ai marché presque tous les jours dans les bois et autour d'un étang, dont les eaux lisses et calmes m'apaisaient. Bien qu'habitant en région parisienne, nous avions la chance d'habiter au bord d'une rivière et d'une forêt.Tout en étant accompagnée par différents thérapeutes compréhensifs et compétents (en shiatsu, réflexologie plantaire, harmonisation énergétique, etc.), ce fut une période assez solitaire. Il m'était difficile de partager l'expérience que je vivais avec mon entourage familial.

Le début de mes activités de portraitiste « de l'âme »

Pour représenter les différentes familles d'âmes, je me suis concentrée sur chaque famille, ensuite j'ai laissé ma main tracer les formes, sans avoir de vision préalable de ce qui allait être produit. Le résultat était magnifique, nous portons, sans le savoir, de magnifiques habits de lumière ! Il me fallait absolument montrer cette merveille ; c'est pourquoi j'ai demandé à une graphiste de transformer mes dessins en 3D, pour les mettre en ligne sur le site Internet créé pour les mettre en lumière (www.ame-en-lumiere .fr). Peu à peu, j’ai commencé à faire des portraits vibratoires pour les personnes désireuses de connaître et de rencontrer leur famille d’âmes. Ma perception de ces énergies invisibles et de haute fréquence vibratoire présente la faculté de les rendre accessibles à nos sens et de les ajuster à nos fréquences plus basses. Cette capacité de transmission fait partie des qualités d’une autre de mes familles d‘âmes, celle de la « Communication ».

Au début, je recevais les personnes dans mon salon, puis la nécessité d'avoir un lieu consacré à cette activité et aux familles d'âmes s'est imposée. J'ai donc ouvert un atelier à Versailles, où je dessinais, exposais mes dessins et animais des ateliers en petit groupe. A partir de la synthèse de toutes mes formations, j’avais créé mes propres ateliers d’art du Mouvement et de créativité, intégrant mouvements et sons, puis la peinture, les yeux fermés. C'est dans cet atelier à Versailles, que j'ai fait la rencontre d'Hervé, qui était venu accompagné de son ami Cyril, pour faire leur portrait d'âme. Ma rencontre avec Hervé, qui a des facultés de clair-audience et de claire-vision, a été pour moi une bénédiction. Cela faisait plusieurs années que j’avais l’impulsion de créer un jeu de cartes sur les Familles d’âmes, mais j’étais dans l’incapacité d’écrire les messages correspondant à chacune de ces familles. C’est donc cette belle rencontre de familles d‘âmes complémentaires qui a permis la « co-création » de ce Jeu de cartes.

Voici une interview, où je parle de ma vision et de ma perception de l'âme, ainsi que de mon approche par le mouvement et la sensation kinesthésique des Familles d'Âmes